Juste à ce moment, un homme tourmenté par un esprit mauvais apparut dans la synagogue. Il cria: - Que nous veux-tu Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous détruire? Je sais bien qui tu es: le Saint envoyé de Dieu! Jésus parla sévèrement à l'esprit et lui donna cet ordre: - Tais-toi et sors de cet homme! L'esprit mauvais secoua rudement l'homme et sortit de lui en poussant un grand cri. Marc 1, 21-26.

Témoignages

De l’ésotérisme égyptien, à l’adoration eucharistique (Père Michel GITTON)

Guérison, conversion et délivrance (Bruno C.)

Le médium qui attendait Jésus Christ - William (vidéo)

L’astrologue et le Dieu de miséricorde - Dominique (vidéo)

David (vidéo)

Marie-Claude - Perdue sur les chemins de la voyance...

Frère Philippe Bouvier - Parcours d'une vie...

Michel Berette - "J'étais voyant... maintenant je vois"

Jean-Luc - "Dix années de pratique de l'astrologie"

P. Joseph-Marie (Jacques Verlinde) - "Dieu m'a délivré"

P. Joseph-Marie (Jacques Verlinde) - vidéo: "L'expérience interdite"

M.T. S - "Renoncer au pendule..."

Chantal L. - "Ce soi-disant DON a failli me perdre"




De l’ésotérisme égyptien, à l’adoration eucharistique




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Guérison, conversion et délivrance (Bruno C.)




William, le médium qui attendait Jésus Christ




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L’astrologue et le Dieu de miséricorde - Dominique




David

Ancien adepte, il met désormais en garde contre l'occultisme




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Marie Claude

Perdue sur les chemins de la voyance...


Témoignage de Marie-Claude , paru dans « Nouvelles croyances, thérapies alternatives: des dérives possibles » de Denis Lecompte avec Bertran Chaudet. Editions du Jubilé, ISBN 978-2-86679-485-9

Ce témoignage est publié ici avec l'aimable autorisation de M. Bertran Chaudet, co-auteur de l'ouvrage, qu'il en soit vivement remercié.

      Il y a une vingtaine d'années, j'ai adhéré « inconsciemment » à l'occultisme... Oui, adhésion inconsciente! Deux mots antagonistes il est vrai, lesquels dans l'occultisme s'accordent pourtant souvent à l'insu de la personne concernée. Je nageais dedans, y déployant beaucoup d'énergie. Pire! Je plongeais dans une piscine dont je ne connaissais ni le contenu, ni le fond. L'eau était polluée, mais paraissait accueillante...

      J'ai eu la chance que le Seigneur veuille me sauver, me montrant ainsi sa grande miséricorde. En témoigner, c'est lui manifester ma reconnaissance. C'est aussi dénoncer l'imposture liée à l'occultisme et à son réel danger. Oui, le Seigneur m'a guérie: « Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies » (Mt 8, 17). Comme le Seigneur me sait rétive, sans doute a-t-il usé de beaucoup de patience pour me tenir la main sur le chemin de la vie. Sans doute, sans ces ronces que j'ai laissées pousser sur ma route, ne serais-je pas aujourd'hui telle que je suis: j'ai appris, imploré, écouté, un peu grandi.

      Dans ma petite enfance et mon adolescence, je croyais en Jésus avec Marie et quelques saints protecteurs... À 23 ans, j'ai épousé le papa de mes enfants. C'était, tant devant lui que devant Dieu, un oui à la fidélité promise pour la vie. Notre couple a été comblé par la naissance de nos deux enfants: une fille et un garçon. Ils m'ont toujours apporté le plus grand bonheur qui soit: celui de l'amour partagé. Un divorce nous a déchirés, m'a écartelée. Je me suis retrouvée, par obligation, pendant de nombreuses années, dans des procédures judiciaires... Que de peines, que de gâchis, que de difficultés et d'incompréhensions entre nous et pour nos enfants. Un désastre que je masquais vis-à-vis de moi-même par des fuites. Comme il est aisé, lorsque tout éclate, d'accabler les circonstances, de céder aux manipulations de l'adversaire qui est aux aguets pour nous éloigner de Dieu et nous attirer dans ses griffes!

      Avant ce divorce dévastateur, j'accompagnais une petite équipe de catéchisme. Très vite, faisant fi de ma foi, j'ai virevolté et me suis égarée en beaucoup de choses. J'ai même osé détrôner Marie d'un superbe médaillon pour la remplacer par une pierre correspondant à mon signe de naissance. Ma participation à l'Eucharistie devenait rare.


      Me retrouvant seule avec mes enfants, j'ai souhaité vraiment que cet amour que nous n'avions pas su vivre avec mon ex-mari puisse exister ailleurs. Il me semblait impossible de ne pas vivre une passion. J'enjolivais mon désir sous les traits d'un prince charmant, c'est-à-dire d'un amour sans faille! De surcroît, accablée par les procédures judiciaires répétitives provenant du divorce, je me trouvais acculée aux difficultés financières liées à ce divorce ainsi qu'à celle de gérer au mieux mon budget. Ces deux préoccupations induisaient en moi craintes et inquiétudes du lendemain.

      C'est à ce moment-là que je me suis lancée dans la voyance, laissant se précipiter vers moi tous les apanages du mensonge. Ce qui est curieux, c'est que le système s'est mis en place de façon anodine. Mon cercle amical fut dans ce contexte une cheville articulatoire tant pour recevoir des indications que pour les transmettre. J'ai commencé à consulter des cartomanciennes et cartomanciens, me déplaçant même dans un département voisin. La première de ces « praticiennes » rencontrée mêlait à « ses dires » des éléments d'astrologie. Quelle ne fut pas ma joie de revenir à mon domicile avec une cassette enregistrée disant comment il fallait procéder. J'ai recopié et relu cette cassette maintes et maintes fois. Il me fut très excitant de découvrir dans ce premier contact un nombre assez important de choses réelles. Alors, il devenait logique que tout le contenu ou presque de ces précisions s'annonçât exact!

      Très charitable, je me suis empressée de communiquer les coordonnées à des proches traversant aussi des difficultés. Ensuite, l'on devisait, s'interrogeant malgré tout, car les événements ne se concluaient pas toujours comme annoncés. En effet, comme les « merveilles révélées » ne se concrétisaient pas toutes, j'ai donc eu recours à d'autres « spécialistes ». D'autre part, j'ai désiré comprendre le fonctionnement: j'ai donc acheté des livres, des cartes, des tarots, et je me suis exercée auprès de relations. Bizarrement, je leur annonçais des détails ou des événements corrects. Quel cadeau empoisonné je leur offrais, et ce avec une naïveté qui m'étonne beaucoup aujourd'hui. Tout cela, je l'ai fait dans le but d'être confortée et sécurisée. J'ai pensé, naïvement, que ce que je croyais être une science m'aiderait à ne pas me tromper! Alors, hop! Une consultation! Hop! Une petite espérance! Hop aussi des grandes craintes! Car l'Adversaire, ayant pris la place que je lui avais donnée, s'amusait aussi à me faire redouter des décès, des ruptures d'amitié, des iniquités.


      Il y eu aussi quelques moments où, à plusieurs, nous interrogions les esprits par le biais d'un tabouret. En fait, l'occasion m'avait été donnée, assez jeune, d'observer une grand-mère que j'aimais beaucoup s'adonner à cette pratique, sans aucune prétention d'ailleurs, seulement « pour faire plaisir ». À cette époque, il était assez amusant de constater qu'un tabouret pouvait bouger seul. Cela se passait dans un contexte chaleureux de retrouvailles, un peu comme un jeu, une distraction. Oui, à la base un divertissement qui débouche sur un constat étourdissant: une réponse à une interrogation non posée, une sorte d'information inattendue et inédite. Tiens! L'avenir peut être dévoilé, avec un petit frisson de crainte malgré tout...

      Nous avons pensé réellement être en contact avec des défunts de nos familles. Puis les messages s'obscurcissaient, devenaient contradictoires. Nous devenions perplexes devant des éléments importants que nous savions faux! Cela prit fin dans la violence morale. Un soir, le tabouret, tel un possédé, s'est déchaîné. L'esprit des ténèbres qui se nommait était était celui d'un suicidé. Inconnu d'ailleurs, mais dont le nom évoquait une relation ancienne d'un membre d'une de nos familles. Ce soir-là, il fallut un certain courage pour regagner chacun son domicile, car des accidents mortels nous avaient été suggérés et annoncés. Quoi qu'il en soit, personne ne fut blessé. Je dirais même que nous fûmes tous protégés. Nous avions compris que nous étions en présence de forces obscures.

      Un jour, s'installa dans notre ville un salon de la voyance: quelle aubaine! Il y avait des conférences gratuites, des consultations à prix réduits. Inutile de préciser que nos calendriers s'accordaient avec les horaires affichés... C'est dans ce lieu que j'ai découvert l'onirologie. (nb: Il s'agit de l'interprétation des rêves qui se veut, à tort, scientifique.) Impressionnant d'en entendre décrire les bases! Captivant aussi d'y adhérer. Il était curieux d'y entendre décrier et dénoncer comme diaboliques les questionnements occultes liés aux tabourets que je venais de délaisser... Cela confirmait ma certitude acquise quant aux esprits néfastes. Mais, voilà, en fait, j'étais relancée sur une piste nouvelle ayant abandonné la précédente. L'Adversaire, lui, n'abandonnait pas la proie consentante que j'étais!

      Dans ce domaine, comme dans les précédents, se dégageait une évidence: cela fonctionnait assez bien. Interroger mes rêves en m'endormant et recevoir une réponse le lendemain, quelle fascination! Je prêtais gentiment mon oreille aux rêves de mes proches. Quel réconfort d'avoir appris et de pouvoir transmettre. Ce n'est que plus tard que j'ai pu faire une distinction réelle entre le « songe » envoyé par le Seigneur – décrit dans la Bible – et les rêves programmés. Petit à petit, mon esprit a été conditionné par ces mirages que je mettais en place. L'Adversaire me soufflait la nuit, pendant mon sommeil, des épisodes d'une précision inouïe, des mots dits par des personnes que j'entendais réellement par la suite. J'étais dépendante de ses oeuvres maléfiques. Le point culminant se produisit en 1995, il fut aussi celui qui enclencha l'arrêt de toutes ces pratiques. À ma stupéfaction, il me fut révélé des noms, des pays, des destructions. Le dernier de ces rêves auquel j'ai adhéré fut celui où je me suis réveillée parlant un langage inconnu de moi. Après des recherches dans le dictionnaire approprié, j'ai constaté, interloquée, avoir parlé en sanscrit!

      J'ai aussi, l'espace d'un mois d'été, en 1994, pioché dans la numérologie. Ce fut assez bref et sans suite. Ce mode de fonctionnement était devenu ma logique, mais un goût amer m'envahissait aussi. Je m'apercevais, sans trop me l'avouer, que je gaspillais ce temps précieux reçu: celui de la vie.

      Ceci étant, je me dois aussi d'évoquer le magnétisme. J'ai été, jeune adolescente, confrontée à cette démarche pour essayer de juguler telle maladie ou difficulté. Plus tard, après mon divorce, j'ai côtoyé une amie croyante et magnétiseuse. Je ne peux nier l'effet immédiat lié au magnétisme. Un mieux se produit tant sur le corps que sur l'esprit. Mais l'effet boomerang se met en place inexorablement. Le mieux devient mal, le mieux diminue, le mal s'accroît... Singulièrement, c'est à cette dame que, un soir de désarroi, j'ai confié une parole que je venais de découvrir sur une image par hasard. Par hasard? Non, Dieu était à l'oeuvre en cette semaine sainte de 1995. Il m'offrait une Parole qui résonnait en moi, m'interpellant sur mon sens exact: « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il reste seul; s'il meurt, il donnera beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). J'ai cessé de fréquenter cette amie en 1997. A-t-elle compris le pourquoi? A-t-elle « entendu » qu'ayant reçu la « guérison du Seigneur », j en pouvais plus adhérer à ses agissements? Je n'en avais même plus envie...

      Le Seigneur, qui est patient, m'a fait longtemps entrevoir les maléfices liés à tous ces artifices. Mais comment respirer – et surtout réfléchir en discernant – lorsque le lacet enserre trop fort la gorge qui aspire pourtant à se libérer? Dans cette période-là, je ne priais plus, ou si peu!

      Je ne savais plus vivre la minute présente, car seul tressaillait « dans les viscères » de la femme que j'étais alors le désir de connaître l'avenir. J'ai compris depuis qu'en fait, j'avais recours à une recette faite d'illusions supprimant « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). La potion magique que je croyais gratuite et inoffensive me happait. Quelques grains de médiocrité, une pincée de convoitise, beaucoup de niaiseries, un balbutiement intérieur irréfléchi, et le mirage se mettait en place. Une sorte de fièvre m'habitait, tant pour la consultation en voyance que pour l'interprétation des cartes à mon adresse ou à celle d'amis. Je me suis laissée intoxiquer jour après jour, manipuler par ces pratiques. J'étais, sans le comprendre réellement, devenue adepte de l'occultisme... et de l'adversaire.

      En revanche, Jésus que j'ai tant délaissé s'est manifesté à moi avec une grande délicatesse. À cette même période, des « songes » – des vrais, cette fois – me visitaient sans pour autant que je les sollicite. Le Seigneur, dans sa clémence, a même permis que je commence à le rejoindre en m'interpellant dans ce monde qui avait été celui de l'adversaire. Deux songes vinrent habiter mes nuits. Dans l'un d'eux, je voyais une petite croix que je connaissais et qui m'appartenait, portant l'inscription « Rome ». Dans le second, une autre croix immense, en bois, plantée à un carrefour, mais sans le crucifié, la Croix du Ressuscité! La croix de cette résurrection qui me serait proposée l'année suivante par le Seigneur, qui m'offrait déjà « un autre chemin ». Oui, doucement, l'Esprit Saint me corrigeait et me conduisait.


      En 1995, il fut évident que j'étais devenue le jouet tant de ces pratiques que d'un long épisode sentimental malsain pour mes enfants et moi-même. La rupture de cette liaison a été l'élément déclencheur d'une dépression qui couvait depuis longtemps. Hospitalisée un mois en service psychiatrique, j'étais devenue l'ombre de mon ombre, une loque misérable qui répétait incessamment les mêmes mots. Je ne me reconnaissais pas. Battante de tempérament, responsable professionnellement, j'assumais auparavant mes fonctions avec zèle et efficacité. Qu'étais-je devenue?

      Ma santé, ma joie d'être, mon rôle de maman, l'amour pour mes proches, ma profession, tout m'échappait. J'ai connu le gouffre, j'ai côtoyé réellement l'enfer, et ceci n'est pas un vain mot. Ma mère essayait de me raisonner. Je n'entendais plus: je ne pouvais plus entendre, ni comprendre; il y avait un vide en moi, impossible à combler. Les paroles émises par mes interlocuteurs ne me rejoignaient plus. Maman a demandé à une communauté catholique de prier pour moi. Mes enfants ont été admirables, très mûrs, eux, à la différence de cette vaine mère que je leur offrais. Je n'ignore pas la douleur, le tourment, le désarroi qu'ils ont vécus pendant cette longue période. Je me rappelle aussi cette honte qui m'envahissait. L'ornière dans laquelle je m'étais précipitée devenait mon lieu unique de vie. De vie? Non de survie. Ai-je eu des velléités de suicide? Question difficile et ambiguë. Je ne me sentais plus valable aux yeux de mes enfants, de mon entourage. Le fardeau était très lourd... Comment oserais-je après être en leur présence, les regarder? Comment allait-ils me percevoir?

      Une certitude: je ne voulais plus vivre. Je ne me sentais plus le droit de respirer à l'air libre. J'avais l'impression de voler cet air pur qui était là, et dont je ne me sentais pas digne. Cette balise très ténue entre le vouloir mourir et le refus du suicide est importante. Je m'étais risquée à prier malgré ma grande fatigue. J'avais remis à mon cou cette médaille de Marie, que je n'avais pas encore replacée dans son joli médaillon. Cette même médaille miraculeuse frappée après les apparitions de la rue du Bac qui stagnait en quarantaine dans un tiroir... J'essayais, malgré tout, me rappelant ces croix reçues en songe, de demander à Dieu de m'aider, de me guider, de me guérir, de me réhabiliter. J'ai commencé vers la fin du séjour à la clinique à réfléchir aux chemins multiples que j'avais empruntés.

      Le retour à la maison fut assez difficile les premiers jours. Une fatigue extrême, l'humiliation, l'indignité, la crainte m'habitaient. Et pourtant, cet état s'est assez vite dissipé. Aidée par mes proches, ne me sentant pas jugée, je me suis redressée. J'ai été invitée, j'ai partagé des marches en forêt. À Noël 1995, le sourire et le bien-être reprenaient place en moi. Je remercie le Seigneur d'avoir protégé mes enfants durant cette période et les lui confie pour qu'il chemine avec eux.

      Un jour, début 1996, j'ai su d'une façon très nette qu'une des scènes de l'Evangile à laquelle je n'avais jamais pu adhérer, ni retransmettre en catéchisme, était véridique. Il s'agit du chapitre 20 de saint Jean où Jésus apparaît aux disciples. La foi en cette Parole et la certitude de son exactitude se sont imposées à moi en un instant. J'ai reçu cela, curieusement, dans un contexte où le Seigneur me rejoignait – là encore – dans mon erreur de parcours: j'ai pratiqué quelques temps du hâta yoga. C'était une activité proposée par une commune de mon département. L'enseignant était adepte de la réincarnation. Une nouvelle confusion s'infiltrait en moi... Je fus éclairée pendant l'une de ces séances de yoga. J'ai « su » alors et « cru » que Jésus était apparu à ses disciples, après sa mort sur la croix. J'ai compris la signification exacte de la résurrection, non compatible avec l'idée de la réincarnation. Seule cette résurrection dans la gloire pouvait permettre à Jésus de se manifester instantanément et en personne à ses proches.


      Je peux maintenant évoquer, le coeur beaucoup plus léger, ce que fut « l'après 1995 ». Douze années se sont écoulées. J'ai compris depuis et vérifié que l'adversaire agit avec beaucoup d'adresse, faisant miroiter un besoin légitime, pour répondre par le mensonge et la destruction.

      Il est capital maintenant – dans mon parcours – de préciser que le Seigneur avait, depuis un certain temps déjà, placé sur mon chemin un diacre avec lequel j'ai beaucoup échangé. Ses propos, il le sait, m'ont souvent beaucoup agacée! J'avais l'impression qu'il se méprenait et confondait foi et rigueur excessive. Je me réfugiais dans mon cocon. Je me sentais accusée, jugée à tort... Ici, il est très important de préciser qu'à mon tour, depuis plus de dix ans, je me heurte à quelques personnes concernées par les déviances liées à l'occultisme. Mes interlocuteurs me semblent bloqués, n'arrivent pas, en dépit de leurs efforts, à comprendre. Je les perçois comme incarcérées dans une toile bien tissée. Ils sont empoisonnés par de nombreuses réticences similaires à celles qui étaient les miennes. Ils sont dans le néant des peurs: maladie, jugements, mais aussi dans la crainte de perdre ces « précieuses » facultés acquises! Je sais, par l'expérience des erreurs vécues que j'ai décrites, que le maquillage pour appâter est bien fait et attire la personne en quête d'un mieux! A ce titre, et ayant reçu la guérison, je me dois de ne pas être lâche. J'essaie d'expliquer la confusion entre les maux réels et ceux provoqués par les forces obscures. Malgré la complexité de l'échange, je ne me sens pas le droit de me taire car une Parole du livre d'Ézéchiel a eu – et a encore – une grande résonance en moi: « Il a entendu le son du cor sans en tenir compte […], mais celui qui en aura tenu compte, sa vie sera sauvée. […] Toi aussi, fils d'homme, je te fais guetteur pour la Maison d'Israël » (Ez 33, 5-7).

      En dépit de nos divergences, je n'ai jamais cessé de côtoyer ce diacre, et le Seigneur par sa bouche m'interpellait malgré tout dans chaque lieu où je vivais. C'est sur son conseil, réfléchi cette fois, que j'ai rejoint début 1996 un groupe de prière charismatique de la communauté du Chemin Neuf. C'est ce soir-là que j'ai recommencé à vivre réellement, à comprendre que la liberté consistait à dépendre de l'Amour. J'ai eu le bonheur d'être accueillie telle que j'étais. J'ai pu suivre des sessions en fraternité. J'ai réappris à prier. J'ai ouvert la porte de mon coeur, permettant à Jésus de la franchir. Oui, Sa main nous conduit, mais il est nécessaire d'accepter le pas qu'il nous demande de faire.

      J'ai été émue de découvrir qu'il existait des styles de prière que je ne connaissais pas auparavant. Dans cette assemblée existait un réel partage, un sourire, une main tendue spontanée et secourable. J'ai, pendant quelques temps, écouté ce groupe prier en m'y associant en silence. Puis, progressivement, je sentais que le Seigneur m'appelait – moi aussi – à la louange, à la découverte approfondie de la Parole dans la Bible. J'ai découvert les charismes offerts à chacun pour le profit de tous. Il me semble important de relater comment j'ai été guérie par le Seigneur d'une blessure dont j'ignorais l'importance.

      En 1997, lors d'une réunion de prières intergroupes du Renouveau charismatique, je priais en demandant au Seigneur et à Marie de m'éclairer sur ce que je percevais déjà depuis quelques temps devoir changer dans ma vie. Et j'entendis: « Une femme dans cette assemblée pratique les tarots. Le Seigneur lui offre la possibilité de prendre un nouveau chemin. Cette femme aura pendant quelques jours le nom de Jésus sur les lèvres. » Oui, cet appel me concernait car je continuais à interroger les cartes. Le soir, j'ai prié Jésus en lui demandant de m'éclairer et surtout de m'aider. Si ce message était pour moi, aurais-je la volonté de tout abandonner? En fait, Jésus répondait à une prière que je formulais souvent, sans objet précis, Lui demandant de m'apprendre à m'abandonner à son désir pour moi. Or, l'abandon au Christ est contradictoire avec le désir de connaître l'avenir.

      Et l'amour de Jésus s'est manifesté grand pour moi, moi qui l'appelais toujours « Seigneur ». Pendant trois jours, sans cesse dans mes pensées (en me surprenant à chaque fois) ou sur mes lèvres revenait l'invocation de Son Nom « Jésus – Jésus – Jésus »! Il était présent à travers des chants et des louanges qui montaient en moi. Je me suis sentie prête à vivre différemment. Trois jours après ce message, le dimanche matin, j'en ai reçu la confirmation en feuilletant le livre Mener Sa vie selon l'Esprit de Jean Gouvernaire (Édition Vie chrétienne p. 55), tombant sur ces trois affirmations: « Sans préalable – Sans condition – prêt à discerner » suivies d'une courte phrase, « L'attachement au Christ, qui a pénétré l'être tout entier et qui donc n'est plus une simple vue intellectuelle, inspire le détachement préalable à l'égard de tout moyen qui permet d'aborder la démarche du choix, dans la véritable indifférence. »

      Ce fut une motion, encore toute brûlante au fond de mon coeur. Elle résonne toujours en moi, aujourd'hui en l'écrivant; je la ressens aussi présente que ce jour-là. Je me suis levée, ai rassemblé en deux grands sacs poubelle tout un arsenal de livres et cartes devenu inutile. Une belle paix et un grand sourire m'animaient. L'étonnement de mon fils, alors présent, me réjouissait. Je sentais le Seigneur me conduire et je savais que je ne le regretterais pas.


      Tout s'est déroulé ensuite très vite. Suite à un échange avec mon accompagnatrice spirituelle, j'ai demandé à recevoir le sacrement de réconciliation. Ce qui m'a le plus étonnée (quelle naïveté était la mienne !), ce fut d'entendre le prêtre prononcer pour moi une demande de libération et de pardon. Oui, je demandais au Seigneur de m'abandonner dans sa confiance, mais je n'avais pas conscience d'être en infraction avec Lui.

      Il me paraît fondamental – pour conclure – d'insister sur la différence de ce ressenti du coeur, avant et après ma conversion. La paix merveilleuse, la vraie, celle qui libère et reflète la sérénité, ne peut être présente qu'en union avec le Seigneur. Lorsque je papillonnais dans l'occultisme, me glissant sans le savoir dans les serres de Satan, je cherchais une vérité. Les idoles que j'avais acceptées n'étaient qu'apparences, elles masquaient le réel don du Seigneur. J'agissais par pulsions irréfléchies. La paix et le repos serein ne me rejoignaient plus, mais seulement une fébrilité, une crainte toujours en éveil.

      Aucune similitude, aucune confusion n'est aujourd'hui possible pour moi. L'Esprit Saint, Lui, m'a donné la « claire voyance » du coeur et le discernement dans la prière. J'essaie de Le laisser disposer de moi, à la manière de Marie qui, dans son accueil de la Parole, dans son fiat, se fit toute attente pour une oeuvre qui la dépassait. L'Esprit Saint m'initie à « l'essentiel ». C'est Lui qui me rejoint en m'invitant au détachement. Il me permet de recevoir la joie profonde que Jésus me donne en son nom dans Son Père. Cette joie, même dans la difficulté, reste depuis plus de dix ans ancrée en douceur et me confère très vite la paix.

      Je cherchais « une vérité ». Depuis 1996, je m'abandonne de plus en plus au désir du Seigneur pour moi. Il me guide, m'éduque, me corrige, me précède. Il me rend libre. Il se fait proximité à mon coeur. Il m'apprend sans cesse à aimer comme Il nous aime. Oui, à celui qui a soif de la Vérité, Jésus vient se révéler. Je le loue de pouvoir entendre comme la samaritaine au puits de Jacob: « Celui qui boira de l'eau que Je Lui donnerai n'aura plus jamais soif » (Jn 4, 14).


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Frère Philippe Bouvier

Parcours d'une vie...


      J'avais été baptisé, mais sans jamais recevoir d'éducation religieuse. Je ne connaissais pas encore Celui qui deviendrait le cœur de ma vie, et non seulement la mienne, mais aussi celle du monde entier... Je ne connaissais pas la beauté de la Gloire de son Père qui resplendit sur son visage, et dont tout homme et femme de ce monde sont appelé à réfléchir en ce sanctuaire qu'est son cœur, et jusque sur son propre visage, par une foi humble et aimante.. Et ne le connaissant pas, je ne savais pas que le désir de le chercher et de croire en Lui, qui m'habitait de façon si profonde, rejoignait celui de tout homme et femme de ce monde, et ne trouverait de repos qu'en Lui et Lui seul. Et puisque je ne le connaissais pas, alors je cherchais à abreuver cette soif par toutes sortes de moyens que propose notre société, et qui, je le découvrirais bien plus tard, ne sont que des sources trompeuses aux eaux décevantes, quand il ne s'agit pas de sources qui mènent à la mort...

      C'est ainsi que, vers l’âge de huit ans, j’avais acheté une dizaine de bandes dessinées morbides, violentes, avec déjà une ouverture à l'occultisme, le tout sous couvert d'une « certaine » histoire... Le jeune enfant que j'étais pouvait-il se rendre compte qu'en cherchant à abreuver la source d'amour qu’il avait en lui, il avait en fait abreuvé le désir de mort de la chair qui était aussi en lui, et dont il ignorait l'existence ? Personne, en effet, ne l'avait mis en garde contre la réalité d'une telle inclination au mal. La blessure ainsi ouverte allait travailler d'autant plus profondément qu’il ne voulait pas la voir en face. Mais avec toutes les opportunités qu’offraient la télévision, le cinéma, les livres, les disques, j'allais avoir maintes occasions d'abreuver sans le savoir cette inclination au mal, en ne me basant que sur ce que je ressentais, sans aucun regard critique sur l'expérience. J'organisais, en effet, des "booms", avec des musiques de hard rock, dont certains groupes chantaient... des hymnes à Satan... Je me promenais, les cheveux longs jusqu'aux épaules, avec une veste déchirée, sur laquelle j'avais moi-même dessiné un tigre rouge. Je m'abreuvais de films d'horreurs, en nombres importants, comme beaucoup de jeunes de cette époque. Pourtant, à travers tout cela, Jésus ne me quittait pas, et préparait mon cœur, d'une façon que Lui seul connaît, à l'aimer un jour d'un Amour infini, qui, s'il ne pouvait être égal au sien - je n'étais qu'une poussière face à un géant... -, n'en était pas moins tout entier. Et c'est là tout ce qu’Il attend de nous, pauvres créatures aimées comme jamais nous n'avons été aimés sous le regard de notre Père des cieux... Puis un jour, ma vie changea. Car il me séduisit et m'attira à Lui de façon forte et pourtant progressive, à travers tout un parcours qui passa par des arts martiaux, et par une recherche de plus en plus spirituelle et ascétique. Mais cela ne fut pas sans idolâtrie. Je m'adonnais en effet, à des pratiques magiques - c'est-à-dire que je pratiquais des invocations à des divinités en vu d'obtenir des effets immédiats-. Et cela me permettait de passer sous les cascades chaque semaine, été comme hivers, de marcher pieds nus sur les braises, et d'autres choses de ce genre... Mais là aussi, Jésus ne me quittait pas, malgré l’inévitable orgueil qui s‘était développé, et Il me fera comprendre un jour que "je ne savais pas ce que je faisais", et que son pardon m'avait dors et déjà précédé... Puis vint le temps du bouddhisme tibétain, et je trouvais là, les "traces" de sa Présence miséricordieuse, par une compassion très forte pour autrui et pour soi. Il y eut enfin le temps du christianisme, où les larmes de Marie, par le sanctuaire de la Salette, jouèrent un rôle si important pour briser cet orgueil dans la douceur. Marie me conduisit au monastère, et je pus enfin me donner tout entier à Celui que je désirais suivre depuis si longtemps sans le savoir, dans la joie d’une foi qui ne fera que s’approfondir de plus en plus, par la croix d’un Amour infini qui brûle et fait le cœur vivant et saint de toute l’Église...

Frère Philippe      



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Michel Berette

J'étais voyant ... maintenant je vois

La route fut longue et difficile: j'étais voyant... maintenant je vois, et ce que je vois, je ne peux pas ne pas le dire. (...) Le premier don que Dieu fait aux hommes, c'est l'Amour, et tel est peut-être ce critère essentiel qui permettra de distinguer l'origine de ce que nous vivons quotidiennement, dans la difficulté où nous sommes bien souvent de distinguer ce qui vient de Dieu, ce qui vient de nous et ce qui vient du Mauvais.

Quand j'étais voyant, j'attirais à moi tous les regards dès que j'en avais la possibilité, je faisais l'intéressant par des démonstrations de voyance (...). Je provoquais ceux qui semblaient douter de mes capacités et si quelqu'un se vantait: « Moi, les voyants, je n'y crois pas, c'est de la psychologie, il suffit de connaître plus ou moins la personne », non seulement je lui parlais de son passé, mais encore je lui donnais des détails sur son métier et sur ses activités. J'annonçais des choses que je n'aurais pas dû savoir et que les intéressés étaient seuls à connaître. Et j'éprouvais un malin plaisir à le faire! J'étais vraiment très orgueilleux! Comment ne pas l'être quand on a entre les mains une telle puissance!

(...) Après avoir parcouru un long chemin, je découvre que le voyant est tout seul. Les gens vont vers lui, l'admirent, l'envient peut-être, et ont sûrement besoin de lui, mais il n a rien pour se ressourcer sinon la prière, avec tout le flou que peut introduire dans un esprit la pratique des sciences occultes quelles qu'elles soient. (...) J'ai eu envie d'aider les autres; il y avait en moi un chrétien qui sommeillait, mais j'étais dans une ambiguïté qui ne s'est dissipée que dans l'intimité croissante que j'ai connue par la suite avec le Seigneur. »

Alors que Michel s'engage peu à peu sur un chemin de conversion, des amis lui conseillent de remettre au Seigneur son don de voyance.

« Avec mon nouvel ami prêtre, nous avons prié ensemble. Après l'avoir raccompagné au départ de l'autocar, je suis retourné à l'église. Et là, seul devant le Seigneur, dans le silence de mon coeur, au pied de la croix de Jésus, je Lui ai proposé, s'Il le voulait, de me débarrasser de mon pouvoir de voyant. Le résultat a été immédiat...

Sur le trottoir qui me ramenait à la maison, s'étalaient plusieurs terrasses de café où j'avais l'habitude de passer un moment avec les curistes. Comme à l'habitude, ceux qui connaissaient mes démonstrations m'appelèrent: « Viens prendre l'apéritif avec nous... qu'est-ce que tu vois pour moi? »

J'ai dû me rendre à l'évidence et reconnaître devant eux: « je ne vois plus rien, c'est terminé... je ne vois plus rien. » Et depuis cette date, je ne vois plus rien... ou plutôt, je vois autrement.

Je mesure aujourd'hui la pauvreté de l'« aide » que j'apportais aux personnes qui me consultaient. Comparé à la marche en compagnie de jésus, le bout de chemin que je parcourais avec ceux qui me le demandaient ressemblait à la course de deux aveugles se tenant par le bras: un beau jour, ils tombent dans un trou.

La foi détache de la préoccupation de l'avenir puisqu'elle met sa confiance en un Dieu qui n'est qu'Amour. Pourquoi s'inquiéter si « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu? (Rm 8, 28) »

Extraits du témoignage de Michel Berrette, tirés de son livre « J'étais voyant maintenant je vois » - Éditions Le Sarment-Fayard, 1992.


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Dix années de pratique de l'astrologie !


J'ai rencontré l'astrologie alors que j'étais âgé de 14-15 ans. J'étais alors en pleine crise d'adolescence et je me posais des questions sur le sens de ma vie : qui étais-je, pourquoi étais-je sur la terre, quelle était ma destinée, la source et l'aboutissement de mon existence... ? Une des questions les plus lancinantes concernait mes relations avec les autres. J'avais en effet tendance à me replier sur moi-même, à vivre dans mon monde. Je me posais également beaucoup de questions sur ma vie affective. Un jour, j'ai trouvé un livre sur l'astrologie chez un ami: je ne l'ai pas lu mais plutôt bu! Au fur et à mesure que je tournais les pages, je croyais y voir une réponse à mes questions. Le texte paraissait s'adapter parfaitement à mon cas !

L'impression d'avoir un don.

En fait, cette première découverte n'a fait que creuser en moi le désir d'aller encore plus loin. C est là qu'a commencé ma vraie recherche et j'y ai mis toutes mes facultés. En lisant les descriptifs du caractère selon le signe zodiacal, je me reconnaissais moi-même ainsi que ceux qui m'entouraient. Peu à peu, y faire référence devint comme un réflexe.

Quand on se donne profondément à cette pratique, il semble que cela développe en nous des facultés divinatoires. C'est plaisant: on peut épater les autres. On a l'impression d'avoir un don. Au bout de quelques mois, je devinais en effet le signe zodiacal des personnes que je rencontrais. Petit à petit, je parvenais à des résultats de plus en plus précis. Pourtant, parallèlement, les gens avaient de moins en moins d'intérêt pour moi: en devinant de quel signe ils étaient, je pensais savoir parfaitement qui ils étaient! Cela me rendait de plus en plus triste. Au cours des années qui ont suivi, j'ai continué à pratiquer l'astrologie. Heureusement à cette époque, je mettais aussi mon énergie au service de mes études et du sport !

Une pseudo-science

Après avoir passé mon baccalauréat, je suis parti étudier dans une autre ville. Je me suis alors retrouvé face au vide que je portais en moi depuis des années. 19 ans, c'est l'âge où l'on se pose des questions sur l'avenir : quelles études choisir quelle sera ma vie... À ce moment-là, je m'initiais à l'astrologie chinoise. J'essayais de connaître mon avenir grâce à un jeu divinatoire. Durant un mois entier de pratique quotidienne, j'ai obtenu la même réponse: j'allais rencontrer l'âme soeur. Je fis effectivement la connaissance d'une jeune fille quelque temps après! Cela a été fulgurant : nous sommes allés très vite, très loin. Quelques semaines après, nous vivions ensemble. Mais je n'étais toujours pas heureux. Plus je m'engageais dans cette relation, moins j'étais en paix intérieurement. Je sentais que je ne l'aimais pas vraiment, que je jouais un personnage pour ne pas la perdre, pour ne pas retomber dans la solitude. C'est alors que j'ai plongé entièrement dans l'astrologie. C'était le seul chemin qui semblait s'ouvrir devant moi. J'ai acheté de nombreux livres, des logiciels. Mon budget d'étudiant fondait comme beurre au soleil... Je tirais des thèmes astraux: je les étudiais avec soin, recoupais les résultats. Tous concordaient : nous étions vraiment faits l'un pour l'autre! J'y croyais. L'astrologie n'était-elle pas une science? (En fait, elle se veut scientifique, faisant appel à la psychologie, à la physiologie..., mais elle découpe l'homme en rondelles : il devient une véritable machine. La personne n'est plus un mystère mais quelque chose de parfaitement explicable).

Le mal pris pour le bien

Au bout de six à huit mois de recherche intense, j'ai décidé de suivre tout ce que m'indiquaient les thèmes astraux: même si notre relation était de plus en plus invivable, elle faisait partie de notre destinée. En même temps grandissaient en moi des tristesses, des peurs, des frayeurs même. Quand je projetais notre relation dans l'avenir, j'étais comme pris de panique. Peu à peu, je me suis remis à prier. Pour moi, il n'y avait en effet aucune contradiction entre la foi et la pratique de l'astrologie. Je faisais ce raisonnement : Dieu a fait les étoiles ; les étoiles sont des rayonnements, les rayonnements électromagnétiques influent sur la personnalité. Puisque je suis né tel jour Dieu a bien voulu que je subisse telles influences. Pendant quelques semaines, je suis allé prier des après-midi entiers dans une église pour demander à Dieu de valider mon choix. Et plus je priais, moins j'étais paisible. J'étais comme tiraillé intérieurement car le Seigneur voulait me faire comprendre que j'étais engagé dans une impasse. Mais lorsqu'on s'adonne à des pratiques telles que l'astrologie, on n'a plus aucun discernement. On prend le mal pour le bien et vice-versa.

Cause de discordes

À force de tourments intérieurs, j'en suis arrivé à haïr cette fille, à la prendre quasiment pour un démon! Je pensais qu'elle m'entraînait à ma perte. Elle pratiquait également l'astrologie et, grâce à cela, parvenait à percer toutes mes pensées; cela m'était insupportable. Je me sentais comme piégé, traqué. Pourtant, notre relation a duré cinq ans. Cela a été un véritable enfer. Cette relation fausse basée sur la pratique de l'astrologie a eu de terribles répercussions. J'ai voulu tout d'abord jouer le jeu de l'indépendance vis-à-vis de mes parents et le jouer jusqu au bout. J'ai fait des emprunts importants afin d'assumer cette vie de foyer, alors que j'étais encore étudiant. Cette relation était un point de discorde au sein de ma famille. Elle a même failli conduire mes parents au divorce : ils se disputaient violemment à notre propos. Mes frère et soeur me disaient .« Ne viens plus, tu sèmes trop la zizanie à la maison! »

Comme un château de cartes

Je me sentais complètement déchiré. Cela m'enfonçait encore plus dans le désespoir. En ouvrant mon coeur à l'astrologie, j'avais, sans le savoir, ouvert la porte au néant. Et le vide est la chose la plus effroyable qui soit. Plus on se « remplit de vide » plus on cherche une issue, car on souffre terriblement. L'astrologie conduit à bien d'autres « croyances »: le New Âge, la réincarnation. On ne s'étonne plus de rien et on se construit un savant syncrétisme. Et on commence à prendre peur : on croit aux forces incontrôlables de l'univers et on finit par vivre dans l'attente d'une catastrophe inéluctable. Quand j'ai eu terminé mes études, j'ai tout de suite trouvé un emploi. Dans un tel état de délabrement intérieur, je n'ai pas pu tenir dans le monde du travail et me suis retrouvé au chômage au bout de six mois. J'avais été formé en école de commerce où l'on ne cessait de nous répéter que nous étions l'élite du pays. Je vécus le chômage comme un échec cuisant! Sans moyens de subsistance, je ne pouvais plus assumer la vie d'un foyer. Nous nous sommes donc séparés. Peu de temps après, cette jeune fille a rencontré un autre homme. Tout ce que j'avais voulu construire s'écroulait sous mes yeux comme un château de cartes. J'avais résolu d'aller voir un marabout pour faire envoûter mon ancienne compagne: je voulais activer toutes ces puissances que l'on sent à l'état latent dans l'astrologie ! J'avais aussi de fortes pulsions suicidaires.

Et si tu revenais vers Jésus ?

En rentrant chez mes parents, j'ai téléphoné à mon frère. Depuis sa conversion, je le considérais pourtant comme un fanatique religieux. Mais ce jour-là, j'ai été poussé à l'appeler. Je me suis mis à transpirer: j'étais comme dans un état second au bout du fil. Il m'a accueilli chez lui. Pendant quatre heures, je lui ai raconté ma vie, mes malheurs. À la fin de mon récit, il n'a dit qu'une phrase: « Et si tu revenais vers Jésus ? » A cet instant, j'ai vu intérieurement tout l'amour du Seigneur pour moi et en parallèle tout ce que j'avais fait de mal. C'était très doux et très fort à la fois. J'ai pleuré pendant des heures et ai ressenti le besoin absolu d'aller me confesser. Mon péché m'insupportait. Immédiatement après, j ai brûlé tous mes livres d'astrologie. La purification de mon imagination et de mon intelligence s'est faite quant à elle petit à petit. Je savais que l'astrologie était une pratique néfaste, mais je raisonnais encore en moi-même: « Il y a tout de même, à certains moments, des conjonctions troublantes ! » Mes yeux s'étaient ouverts, mais une certaine fascination demeurait. Puis rétrospectivement, j'ai été saisi de peur: j'ai compris où j'avais mis les pieds.

Guéri de mes frayeurs

La Vierge Marie m'a beaucoup aidé. Au cours d'une retraite, elle m'a fait comprendre jusqu'à quel point j'avais été l'objet du « grand illusionniste »! J'ai senti toute la bêtise et toute la vanité de ces pratiques: quelle vanité, en effet, de prétendre diriger soi-même sa vie sans le Seigneur ! Il fallait donc que ma volonté, mon esprit soient complètement réorientés. Cela a pris du temps. On ne sort en effet pas indemne de dix années de pratique de l'astrologie »! J'ai aussi été guéri de mes frayeurs: lorsqu'on se donne à Jésus, Satan n'a aucun pouvoir sur nous. À chaque fois qu'une peur m'assaillait, je disais intérieurement: ce n'est pas mon combat. À partir de ce moment-là, j'ai retrouvé la paix. J'ai appris que durant tout ce temps, ma famille avait beaucoup prié pour moi. Mon frère, malgré une vie professionnelle astreignante, disait tous les jours un chapelet, voire un rosaire à mon intention, Et à l'époque où j'allais le plus mal, ma grand-mère a dit à une de mes cousines: « Nous allons ressusciter Jean-Luc par nos prières. » C'est vraiment ce qui s'est produit ! Depuis le jour de ma conversion, le Seigneur ne m'a jamais quitté, sa fidélité est éternelle. Je rends grâce au Seigneur de tout mon coeur pour tout ce qu'il a fait pour moi.


Jean-Luc

IEV numéro spécial juin-juillet 96
Version longue.


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Dieu m'a délivré

P. Joseph-Marie (Jacques Verlinde)


Lorsque j'ai rencontré la méditation transcendantale, j'avais abandonné toute pratique religieuse. J'étais alors chercheur en chimie nucléaire et j'ai décidé de suivre mon gourou en Inde où j'ai passé de longs séjours dans son ashram des Himalayas. À la suite d'une expérience spirituelle forte, j'ai redécouvert Jésus et suis revenu en Europe.

Dès mon retour, j'ai fait la connaissance d'un radiesthésiste très impressionné par les facultés de médium que j'avais acquises à travers la pratique des techniques orientales de méditation qui développent la médiumnité. Rien d'étonnant à ce que je manie le pendule avec dextérité ! On m'a donc convaincu d'utiliser ce « don » au service du Seigneur pour aider et soigner les gens. Je continuais à aller à la messe tous les jours, à communier, à prier le chapelet. J'aimais le Seigneur et je voulais le suivre de tout mon coeur. Très vite, on a découvert que j'avais également un don de guérison par magnétisme. Les personnes me demandaient de poser la main sur elles ; elles sentaient un fluide et cela leur faisait du bien...

J'ai compris par la suite le caractère occulte de toutes ces pratiques : il s'agit bien de la gestion, de la maîtrise et du travail de forces obscures. En un coup d'oeil, je voyais ce qui n'allait pas chez la personne. C'était tout simplement de la voyance. J'ai très vite abandonné le pendule qui m'était devenu inutile. Il n'est qu'un « support » qui amplifie et visualise les intuitions perçues dans l'état de fusion médiumnique avec l'objet (la personne) exploré(e). Les écoles ésotériques citent la radiesthésie comme une forme de voyance.

Un des dangers de ces techniques réside dans le fait qu'elles induisent un lien entre le patient et le praticien. Je me suis rendu compte qu'on pouvait aller très loin dans ce domaine. Avec un minimum de concentration, je parvenais à pénétrer les pensées de la personne rencontrée. L'effet provoqué peut être très important: quel profond manque de respect de la personne! On fait irruption dans son intimité et on peut exercer sur elle un véritable pouvoir.

Bientôt, j'ai compris qu'existaient des états fusionnels spirituels. J'ai été pris malgré moi par des symptômes étranges qui s'apparentaient à des phénomènes de spiritisme; des « entités spirituelles » me sollicitaient intérieurement et m invitaient à un dialogue! Comme scientifique, j'ai interrogé de nombreuses personnes qui travaillaient dans ce domaine. Beaucoup m'ont avoué travailler avec les esprits en reconnaissant qu'ils créaient des liens très difficiles à rompre! Autrement dit, on crée des liens par magnétisme, parfois même sans s'en apercevoir et sans aucune possibilité réelle de maîtrise. Or, je le dis avec force, Dieu nous a créés libres. Tout ce qui aliène notre liberté à quelque niveau que ce soit - physique, psychique et a fortiori spirituel - n'est pas conforme à son dessein d'amour. Mon expérience m'a montré que les conséquences des pratiques occultes sont graves. Elles induisent des traumatismes plus ou moins importants au niveau physique, psychique ou spirituel.

Certains prétendent que ces phénomènes paranormaux seraient simplement liés à la gestion de canaux d'énergies naturelles qui sont à notre disposition ou à des interactions fusionnelles avec des énergies cosmiques. Ces personnes ne manquent pas de souligner que ces énergies ont été créées par Dieu et que, selon la Bible, toute la création est bonne - elles se gardant bien de faire mention de la chute des anges et du péché originel (cf. Gn 3,1-24 et Rm 5,19). Or, ces faits changent tout ! Si la nature, en tant que telle, n'est pas mauvaise, il n'en demeure pas moins qu'elle gît désormais « sous le joug de l'ennemi » (cf. Rm 8, 20). En d'autres termes, même si ces énergies naturelles ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, elles peuvent être manipulées par des entités spirituelles qu'il vaut mieux ne pas fréquenter.

Permettez-moi une comparaison entre un médium et un appareil de radio captant la bande d'ondes FM. Rappelons que le principe de la fréquence modulée consiste en une onde porteuse, de grande longueur d'onde, à laquelle on superpose une petite onde qui véhicule l'information. Lorsque vous ouvrez votre appareil radio sur la longueur d'onde FM, vous captez en même temps la grande onde et la petite qui lui a été superposée. De même, lorsqu'un médium croit s'ouvrir aux énergies naturelles (= l onde porteuse), il court le risque de se voir visité également par des entités spirituelles (= onde portée) qui sont actives au niveau de celles-ci. Ce risque est plus qu'une hypothèse théorique : j'en ai moi-même constaté toute la réalité dans ma propre vie!

J'ai expérimenté, en particulier, que les bonnes intentions ou la pratique religieuse ne mettent pas à l'abri du danger. Notre foi n'est pas de la magie. Lorsque les esprits ont commencé à solliciter mes facultés psychiques voire physiques, j'ai été complètement démonté. Je ne comprends pas comment des gens peuvent être fiers de vivre de telles expériences. J'avoue que j'avais peur et que je me posais beaucoup de questions. Tout s'est déclenché lorsqu'un jour, au cours d'une eucharistie, au moment de l'élévation, j'ai entendu ces mêmes entités soi-disant esprits bienveillants guérisseurs - crier des paroles blasphématoires contre le Seigneur ! J'étais écrasé de confusion.

Je suis allé voir le prêtre après l'eucharistie. « Mon fils, ce n'est pas étonnant, m'a-t-il dit. Je suis l'exorciste du diocèse! » Certes, je n'étais pas « possédé » puisque je menais une authentique vie théologale, mais j'étais lié par ces pratiques contradictoires avec ma foi. Aussi ai-je dû me soumettre à une série de prières de délivrance pour que le Seigneur me libère de ces liens que j'avais contractés avec les esprits du monde occulte. Finalement, j'ai été totalement délivré par la puissance du Sang et du Nom de Jésus. Mais j'étais délabré physiquement et psychologiquement, un long chemin de guérison a été nécessaire pour reprendre pied totalement... Mais le Seigneur a achevé en moi avec patience ce qu'il avait commencé. Je ne cesse de rendre grâce à Dieu qui m'a sorti du tombeau. J'étais mort et il m'a redonné la vie. Oui, Il m'a vraiment ressuscité !


Cahiers du Renouveau, Il est Vivant, n° 125, juin 1996.


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L'expérience interdite

P. Joseph-Marie (Jacques Verlinde)



L'expérience Interdite (bande-annonce) from soulwars on Vimeo.


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Renoncer au pendule...

Témoignage de M.T. S


Un jour, j'ai été initiée « au Pendule » qui me permettait d'avoir une certaine connaissance dans le domaine médical, à savoir quand quelqu'un de la famille était malade je localisais le mal et avec les médicaments qui étaient prescrits au malade je pouvais déterminer quel médicament produisait un effet nocif sur le malade quand le cas se présentait. Or il m'est arrivé de dépasser ce stade pour voir dans mon avenir. Et c'est à ce moment là que les problèmes ont commencé.

J'allais une fois par semaine à un groupe de prière. Ce groupe, je l'ai fréquenté pendant une dizaine d'années. Or un soir avant de me rendre à ce groupe de prières, j'ai utilisé le pendule pour mon avenir. N'obtenant aucune réponse satisfaisante je me suis dit qu'il valait mieux aller prier, ce que j'ai fait. En revenant du groupe deux heures après je m'apprêtais à me coucher. Une fois allongée sur mon lit j'ai été saisie par une gêne physique - comme si quelqu'un voulait m'étouffer - sur tout le corps. J'ai su plus tard qu'il s'agissait d'une angoisse dont je n'avais pas l'habitude. Ne pouvant supporter cette gêne extrêmement désagréable j'ai saisi mon chapelet et au bout d'une dizaine le mal avait disparu. J'ai pensé d'abord à une action malfaisante pouvant venir d'une personne touchant au parapsychologique. Quinze jours après j'ai subi la même expérience dans les mêmes conditions avec la différence que j'ai dû prier tout un chapelet pour me débarrasser de ce mal être.

J'ai contacté la responsable du groupe qui a confirmé l'origine de ce genre de manifestation et m'a dirigée vers un membre du groupe à qui le Seigneur donnait un certain éclairage sur les personnes qui venaient à lui avec des problèmes personnels. Il m'a suggéré fortement d'arrêter la pratique du pendule qui est en contradiction avec la foi et de brûler les livres parapsychologiques que je pouvais posséder. Ce que je fis et j'ai promis à Dieu de ne plus toucher au « pendule » et qu'en compensation il me donne l'éclairage nécessaire par mon intelligence pour le choix des médicaments en plantes et le dépistage des effets nocifs des médicaments chimiques. C'est ce que j'ai expérimenté par la suite.

Après avoir fait la promesse à Dieu je me suis senti nue, comme s'il me manquait un vêtement important, cela a duré quelques semaines et j'ai eu des tentations très fortes auxquelles j'ai résisté grâce à la confiance que j'avais en Dieu.

Puisque j'avais pratiqué la « magie blanche » (= ne voulant que le bien des personnes) je désirais savoir pourquoi c'était contraire à ma foi en Dieu. En réfléchissant j'ai compris que la part de confiance que je mettais dans le Pendule je la retirais à Dieu. C'est en ce sens que l'on peut parler d'un Dieu jaloux. Il veut une confiance totale et les événements de la vie nous en donnent l'occasion. C'est en posant des actes de confiance que nous manifestons l'existence de Dieu avec nous. J'étais devenue aussi un mauvais exemple pour les autres ce qui m'a été dit par une personne à qui j'avais posé la question: pourquoi cette pratique était un mal. Il m'a répondu par un texte de St Paul aux Corinthiens (I. 8 de 9 à 13) « C'est pourquoi si un aliment fait tomber mon frère dans le péché, je ne mangerai plus jamais de viande afin de ne pas faire tomber mon frère ».

M.T. S.      


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Ce soi-disant DON a failli me perdre...

Témoignage de Chantal


J'ai toujours été croyante, mais d'une famille catholique non pratiquante et peu croyante, qui m'a toutefois fait faire ma communion comme les autres,parce que c'était la coutume. A cette époque,je croyais profondément au Seigneur mais cela ne passait pas dans ma famille; alors je me suis éloignée de la pratique religieuse. Devenue adulte, je cherchais sans cesse quelque chose que je ne trouvais pas. Je croyais toujours en Dieu mais quelque chose me bloquait,un manque. On m'avait appris le Ciel,l'Enfer; cela me gênait et je me suis intéressée au Bouddhisme, qui proposait l'idée de la réincarnation qui me convenait mieux. Pourtant quand j'étais dans une Église je m'excusais auprès de Jésus de penser à un autre.

J'étais attirée par l'Au-delà, le surnaturel. Je me suis mise à lire beaucoup de livres sur le New Age. J'ai fait partie d'un groupe de Yoga puis d'un groupe de travail sur soi (analyse des rêves et autres). J'étais toujours en recherche. En 1993-1994 je suis revenue tout doucement à l'Église en fréquentant régulièrement le petit groupe de prière paroissial, jusqu'à ce que le jeune prêtre qui s'en occupait soit nommé ailleurs.

Au cours de l'année 1995, avec ma maman nous avons fait une visite à un guérisseur,qu'elle connaissait un peu,car il vendait sur les marchés tout comme elle-même.

Après avoir donné ses soins à ma maman, il nous montra une feuille en négatif en nous disant de fixer un point puis après de regarder le mur, ce qui nous a fait voir à toutes les deux le visage du Christ. Je ne sais pas si cela a un quelconque rapport mais quelque temps plus tard je le revis sur un marché et là il me donna, sans que je ne lui demande,une formule pour guérir les brûlures.

Rentrée chez moi, je ne savais pas trop quoi en penser. Quelque temps plus tard je me suis trouvée à le pratiquer, sans trop savoir si cela marcherait, pour une personne qui s'était brûlée avec une chaudière. Le résultat a été stupéfiant: la semaine suivante, nous l'avons revue avec mon époux et la peau de son bras était redevenue saine et belle.

Je l'ai également utilisée pour moi avec autant d'efficacité pour des brûlures comme pour des coups. Il m'est arrivé d'autres fois de l'utiliser pour des personnes souffrant de brûlures ou de quelques autres problèmes de peau. Pourtant je n'étais pas bien, je me posais toujours des questions: cela venait-il de Dieu? Pourquoi moi? Comment se faisait-il que cela marche? Mais comme il y avait une guérison, et que cela aidait les autres, je ne voyais pas ce qu'il pouvait y avoir de mal dans cette pratique.

J'étais heureuse de cette possibilité qui m'était donnée, et un peu orgueilleuse sans doute de posséder un don que tout le monde n'a pas; cette façon de penser me venait de ce que, dans mon enfance, je me suis toujours sentie un peu rejetée au profit de mes frères. L'année suivante, j'ai cherché à aller plus loin:si je pouvais faire ce genre de chose, j'avais peut-être d'autres capacités? Un fluide ou autre chose.... Alors pourquoi ne pas essayer la pratique du pendule, mais toujours pour le bien des autres, ce qui était évident pour moi!

J'ai donc commencé à utiliser ma chaîne et ma médaille, comme je l'avais vu faire par une personne de ma connaissance, d'abord sur des photos, avec l'idée de retrouver des personnes, puis sur un alphabet que j'avais fait sur un carton; je posais des questions et promenais ce pendule improvisé sur la feuille; celui-ci se mettait à bouger et s'arrêtait sur une lettre, puis sur une autre jusqu'à former des mots et des phrases. Je recevais ainsi des réponses aux questions que je posais, qui soit dit en passant, après y avoir bien réfléchi, correspondaient à ce qu'au fond de moi, je souhaitais entendre; j'aurais déjà dû me méfier!

En ce qui concerne mon entourage, je pense qu'ils étaient aussi un peu troublés par cet esprit. Mais mon époux et une proche amie, à qui je faisais lire mes questions et les réponses, ne se sont pas inquiétés de cet état de chose. Continuant cette pratique, il s'est fait que les réponses sont venues directement dans mon esprit, chaque fois que je me servais du pendule, puis pratiquement sans interruption; jour et nuit, je me suis retrouvée obsédée par des pensées mensongères et méchantes, me faisant croire des choses qui n'existaient pas:

"par exemple, je fixais le plafond et m'efforçais d'y découvrir le visage de mon prétendu guide, que l'on me faisait croire très laid; "que deux êtres que j'aimais particulièrement étaient très malades et que je devais choisir entre les deux; "que mon mari avait eu un accident, et que je devais aller sur les lieux, et partir à pied sur la route, où je ne trouvais évidemment aucun accident; "j'ai été également poussée à faire des choses insensées telles que frapper mon époux parce qu'il ne croyait pas en moi. Ne voulant pas le faire, mon bras est cependant parti comme mû par une force surnaturelle et a frappé mon mari allongé près de moi.

Je me suis trouvée à assister à un concert d'harmonie dans lequel ma fille jouait et je n'ai pas pu rester attentive car mon esprit était sans arrêt perturbé par cette voix intérieure qui ne me quittait plus. Les nuits elle me montrait des choses qui étaient censées m'apprendre à être guérisseuse, ce qui me faisait passer des nuits blanches très fatigantes.

Une de ces nuits, un choix m'a été donné:devenir guérisseuse ou bien aider les âmes; curieusement, sans savoir pourquoi, j'ai choisi d'aider les âmes; il me semblait à ce moment-là que les défunts de ma famille étaient proches de moi.

Je ne me servais plus vraiment du fameux don, mais lorsque je posais mes mains sur des personnes qui me disaient souffrir, mes mains se mettaient à partir toutes seules tout autour de l'endroit malade et à tapoter sans que ma volonté propre y soit pour quelque chose. Il n'y avait pas de guérison, tout au plus,pour certains, une sensation de mieux, qui, peut-être, leur était suggérée.

J'ai fini par me poser la question de savoir si j'étais folle ou bien possédée, et bizarrement, à la deuxième idée, s'est produit un ricanement intérieur. J'ai demandé à mon époux de faire venir le curé de notre paroisse qui m'a dit que j'étais malade et donc ne m'a aidée en aucune façon. Quand à la pratique religieuse elle m'est devenue impossible; le prêtre m'a été montré comme un monstre lors d'une rencontre à l'église avec des jeunes; cet épisode n'est plus très net dans mon esprit mais j'en ai gardé le souvenir d'une colère contre cet ecclésiastique et d'un rejet de l'Église.

Mon médecin,qui a été prévenu, m'a fait hospitaliser dans un établissement neuropsychiatrique où j'ai passé trois semaines avec un traitement inadapté vu les circonstances. Là, on me disait intérieurement de ne pas prendre les remèdes; je me jetais par terre mue par cette force en moi que je ne contrôlais pas. Puis, à la sortie de l'hôpital, il y a eu de nombreux mois très difficiles, douloureux physiquement et moralement, où je n'étais pas bien;mes nuits étaient difficiles, au point que mon mari était obligé de me serrer dans ses bras pour calmer un état impossible à expliquer, qui nous faisait passer à tous deux des heures horribles. Je faisais de fréquentes visites à l'hôpital pour me faire faire des piqûres qui calmaient pour un temps ces problèmes. Je pensais au suicide si je devais rester ainsi. Ma fille ayant trouvé une photo de cette période m'a dit que j'avais l'air d'un zombie et que cela lui avait fait peur.

Cet état de chose s'est amélioré tout doucement grâce à l'amour et à la patience de mon mari et de ma belle famille et j'ai pu reprendre une vie à peu près normale sans toutefois trouver le bien être.

En juin 1999 j'ai rencontré, un couple qui m'a proposé de venir à leur groupe de prière, et j'y suis devenue une habituée. Je me servais du "dois-disant don" quelquefois lorsque quelqu'un en avait besoin.

En octobre, lors d'un repas fraternel entre membres du groupe, nous évoquions ce que le Seigneur avait fait pour nous, et j'ai parlé de celui-ci. Là, deux personnes m'ont dit que c'était mauvais, et qu'il ne fallait pas s'en servir. Cette idée de faire du mal m'était intolérable. Je suis rentrée chez moi où j'ai passé un début de nuit affreux, terriblement angoissée et ne sachant que faire. J'ai pensé à la Vierge Marie à laquelle, bien que catholique, je ne pensais guère, mais que le Seigneur m'avait tout doucement fait découvrir. Alors je me suis mise à rechercher son aide, l'aide d'une maman dont j'avais besoin en cet instant et aussitôt le calme s'est fait en moi et j'ai pu m'endormir tranquillement.

Le lendemain je me suis confiée à mes amis, qui après m'avoir écoutée, m'ont conduite dans une communauté de frères de Saint Jean, où l'un d'eux,un prêtre, m'a écoutée et a fait une prière de délivrance.

Quelque temps après,un autre prêtre est venu faire un enseignement pour le groupe de prière, sur le sacrement de réconciliation. Là, j'ai su aussitôt que c'était ce qu'il me fallait faire; je me suis donc confessée, ce que je n'avais pas fait depuis ma communion. Et durant une semaine, tous les matins je me suis rendue, à la messe pour trouver Jésus dans le sacrement d'Eucharistie! Tout cela dans l'hiver 1999-2000.

"2000", qu'elle belle année ce fut pour moi! Le début de ma conversion a vu mon entrée dans l'hospitalité de Lourdes. Je l'avais promis à la Vierge Marie pour la remercier de son aide, qui d'ailleurs s'est renouvelée à plusieurs reprises, pour des choses moins graves heureusement!

Je me suis aperçue que j'étais guidée vers la prière pour les âmes du Purgatoire et la connaissance de certaines saintes; c'est donc avec amour que je m'efforce de répondre depuis,au choix qu'il m'avait été donné de faire en 1996 et qui venait, je ne puis en douter,de Celui qui m'a malgré tout protégée et a fait de moi sa servante au service des âmes et des souffrants.

En ce qui concerne le "fameux don", dans un sacrement de réconciliation, j'ai fait la promesse au Seigneur de ne plus jamais m'en servir et je n'ai pas eu à regretter cette promesse, car Il m'a fait des cadeaux et des grâces qui valent largement celui-ci.

Depuis je suis sûre d'avoir aidé plus de personnes que je ne l'aurais fait avec ce « don », bien sûr d'une façon moins spectaculaire, mais tellement plus chrétienne!

Depuis cette année bénie, je témoigne, avec l'aide de l'Esprit Saint auprès des jeunes dans les lycées, appelée par des prêtres ou des professeurs, pour les mettre en garde contre des pratiques douteuses dont ils sont friands: spiritisme, voyance et autres.

Je témoigne également sur un site Internet: www.temoinpourjesus.com qui a vu le jour fin décembre 2003, en espérant que mon témoignage évitera à quelques-uns de vivre ce que j'ai vécu et dont il m'est difficile de vous décrire toute l'horreur!

Chantal.L.      



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